Entreprise 2.0

January 18th 2008

Il se fait un peu tard pour exprimer ce genre d’avis puisque c’est une discussion qui n’est pas née hier, mais suite à ce post de Fred Cavazza, j’ai eu envie de commenter (puis mieux vaut tard…). Et, pour référence personnelle future, je duplique mon commentaire ici. Cela servira de continuation à mon post quelque peu désarticulé sur le même sujet, et c’est un raisonnable résumé de mon point de vue sur la question.

999) les humains

Je pense que l’entreprise 2.0 existera et que, oui, elle tirera beaucoup du web 2.0.

L’ERP fait communiquer les processus et c’est certain que les forums, GEDs et sites intranet à l’ère du web 1.0 étaient déjà des efforts visant à mieux faire communiquer les individus.

L’opportunité claire du web 2.0 pour l’entreprise est, pour moi en tant que concepteur et utilisateur, de faire communiquer à la fois les processus et les individus en les mêlant de manière plus intime.

“APIs, Mashups and Conversations” = “ERP, Middleware and Data Mining”, grosso modo.

L’entreprise 2.0 c’est cela: un meilleur alignement entre les processus humains (sociaux et cognitifs, disons) qui ont toujours existé dans l’entreprise, et industriels (inputs, traitement, outputs), qui ont toujours existé chez le professionnel, doublé d’un meilleur alignement de leurs objectifs de développement (meilleure productivité, meilleure qualité, meilleur rendement). Cela passe notamment par une réduction de la friction provoquée par la multitude de logiciels déployés, grâce, par exemple, à l’amélioration des interfaces, à la fois graphiques et systémiques. Les outils similaires historiques sont bien là, mais il s’agit du renouvellement des métaphores (simplement et ambitieusement).

Quant à savoir si on a trouvé le ton juste, je ne pense pas. Encore. Le concept n’est pas clair pour tous et les outils tâtonnent encore. Mais nous nous en approchons et c’est clairement, me semble-t-il, la direction à suivre, puisque c’est celle que prennent les petites entreprises globales et c’est à ce modèle (de flexibilité, globalité, de liberté d’action et d’initiative entrepreneuriale) que nous aspirons en ce 21ème siècle, en tant qu’humains et organisations.

Comme promis en conclusion de mon autre post, il reste à discuter du design (point 666), donc de la vision de l’outil.